Le Parisien

« Journal populaire de qualité  »

1876


Création

236.000 ex.


Par jour

Quotidien


Périodicité

Actualités


Thématique

« Le Parisien, désormais édition régionale en Île-de-France du quotidien Aujourd’hui en France, est le lointain héritier du Petit Parisien, « journal politique du soir » à cinq centimes, créé en 1876 pour tenter de gagner les classes populaires aux idées républicaines afin, notamment, de « faire de la République le gouvernement définitif de tous par tous et non la dictature passagère d’un parti ». La ligne éditoriale du Petit Parisien évolue assez vite vers le centre-gauche, permettant au journal de prendre un essor considérable et de s’imposer comme l’un des organes de presse les plus influents sous la IIIe République. »


John Marcus,Petit abrégé des médias.

« Traiter chaque jour de tous les sujets de façon pragmatique afin de donner à tous, sans parti pris, les clés pour comprendre le monde d’aujourd’hui et les conséquences dans la vie quotidienne. »


Présentation de ligne éditoriale du journal moderne Le Parisien par sa rédaction.

Éditeur


Le Parisien Libéré

Rédactions


Frédéric Michel

Téléphone


01 76 49 11 11

Web


leparisien.fr

« Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Petit Parisien se met au service de la propagande allemande. Le titre — rebaptisé Le Petit Berlinois dans les conversations privées — ne survit pas à cet épisode collaborationniste : placé sous administration provisoire, ses ressources sont transférées à une nouvelle équipe issue des rangs de la résistance dont Émilien Amaury, un publiciste talentueux et ambitieux, membre actif du Groupe de la rue de Lille. Sur les barricades de Paris, trois jours avant la libération définitive de la capitale, c’est désormais Le Parisien Libéré qui se transmet de mains en mains pour annoncer La victoire de Paris. Un nouveau nom de circonstance qui perdure néanmoins jusqu’en 1986, année où le journal se libère définitivement de sa joyeuse épithète. »


John Marcus,Petit abrégé des médias.

Facebook

Google

Twitter

YouTube

Instagram

« Avant 1960, il n’existait pas de quotidien régional en Île-de-France, contrairement à la plupart des régions de province. Seuls de petits hebdomadaires départementaux ou d’arrondissements y diffusaient de l’information locale, les seuls quotidiens présents dans cette région appartenant à la presse nationale parisienne. La politique de régionalisation menée par Le Parisien libéré à partir du début des années 1960 a fait changer la donne. Mais c’est d’abord le renversement du rapport de forces entre presse régionale et nationale, la première prenant le pas sur la seconde en terme de diffusion, qui permettra la naissance d’un quotidien régional francilien »


Aude Rouger, « Entre presse nationale parisienne et journaux locaux de province : la presse régionale en Ile-de-France  »,  Le Temps des médias, 2/2005 (n° 5), p. 177-188.

« Au tournant des années 1960-1970, Le Parisien Libéré passe au format tabloïd, multiplie les éditions locales dans le Bassin parisien et devient bientôt un quotidien plus régional que national. En mars 1975, Émilien Amaury décide de quitter la convention collective de la presse parisienne pour rejoindre celle de la presse régionale. C’est attaquer de front le Syndicat du Livre, moins puissant en province, et qui y fait payer ses prestations à moindre coût. Le conflit entre le Livre et Amaury se prolonge pendant plus de deux ans, avec son cortège de grèves, d’occupations des imprimeries de la rue d’Enghien, de sabotages et de « rodéos » musclés pour empêcher la distribution du quotidien. Le décès accidentel d’Émilien Amaury permet de cesser les hostilités : patrons et syndicats transigent, mais la question des coûts de fabrication et de distribution reste pendante. »


Patrick Eveno, La presse en France depuis la Libération, Exposition BNF, La Presse à la Une.

Ressources

1876 - 1944

69 années du Petit Parisien, ancêtre du Parisien, jusqu'au 17 août 1944, en consultation libre sur Gallica. Le supplément littéraire illustré du Petit Parisien est également disponible ici de 1889 à 1912.

https://goo.gl/6MrtSL

1914 - 1987

Le fonds (12 AR) déposé en 1988 aux Archives nationales comprend 3293 articles du Parisien Libéré ainsi qu'une partie des archives du Service photographique du journal (320 clichés en tirage positif).

https://goo.gl/1STSkP

2000 — Aujourd'hui

Quelques numéros de différentes éditions plus modernes sont consultables librement sur le site du journal

https://goo.gl/lJGK01

Unes emblématiques

Un choix de Unes, sur le site du journal, de 1944 à aujourd'hui.

https://goo.gl/6bRQYT

70 ans, ça se fête !

Pour les 70 ans du journal moderne, la rédaction a réalisé un minisite dédié à son histoire depuis 1944. On trouvera dans ces pages de véritables petits trésors, en images, en vidéos, en sons.

https://goo.gl/RRvWrL

La grève la plus longue de l'histoire de la presse

« La grève du Parisien libéré prend place dans un contexte de crise économique qui se conjugue aussi avec une révolution technologique de l’imprimerie. Ce conflit sera l’un des plus longs et des plus durs que la presse française ait connu. Il se solde finalement par une victoire pour les travailleurs de la presse : des négociations entre le ministère du Travail et le syndicat du Livre aboutissent finalement durant l’été 1977. Le monopole de l’embauche détenu par la CGT est toutefois rediscuté. »  France Culture, La Fabrique de l'Histoire

https://goo.gl/y4LLZm

Libérez Le Parisien !

Sur le même sujet, le documentaire Libérez le Parisien : « Le film intercale les témoignages de travailleurs du Parisien libéré, de dirigeants syndicaux (Jacques Piot, secrétaire général de la Fédération de Livre-CGT, Henri Krasucki, secrétaire général de la CGT), des séquences tournées lors de réunions intersyndicales et des images tournées en super 8 par les grévistes eux-mêmes lors de leurs différentes actions, commentées en voix off par leurs auteurs. » Un documentaire passionnant réalisé par Jean-Louis Muller.

https://goo.gl/3bhkeI

Captations INA

Un choix d'archives documentaires sur le Parisien, disponible sur le site de l'INA dont le reportage Visite à un grand quotidien de 1954.

https://goo.gl/DSTH4s

Histoire du plus grand quotidien de la IIIe République: Le Petit Parisien, 1876-1944

Deux ans avant d'hériter d'une partie du groupe fondé par son père, dont elle devra d'ailleurs rétrocéder une part non négligeable à son frère Philippe à l'issue d'un procès de six ans, Francine Amaury publie ces deux volumes, résultat d'une thèse de doctorat soutenue en 1972. Remarquable travail d'étude sociohistorique sur l'ancêtre du Parisien Libéré qui allait faire la fortune de sa famille.

https://goo.gl/VDgiSi

Émilien Amaury (1909-1977)

Le père de l’auteur fut ami d’Émilien Amaury et c’est pourquoi Guy Vadepied commença sa carrière professionnelle aux côtés de ce dernier, en tant que collaborateur de l’Office de publicité générale. La biographie de Vadepied, publiée aux éditions Le Cherche Midi, est donc fort bien documentée ; c’est pourquoi, aussi, ce portrait sur l’un des plus puissants, des plus complexes, des plus redoutés et des plus controversés patrons de presse du XXe siècle semble si vrai, si éloigné des caricatures excessives.

https://goo.gl/AOgjQp

Livre blanc Le Parisien libéré 1974-1976

La grave crise de 1975-1976 ne trouva de solution qu'en août 1977. Le Parisien Libéré avait alors perdu plus de la moitié de son lectorat. Emblématique des problèmes liés à la profonde mutation du secteur et à sa concentration, elle marqua durablement les esprits. Après le décès accidentel d'Émilien Amaury, la direction du journal souhaite donner sa version des faits en publiant un « livre blanc ». Ce document historique, forcément partial, vaut aussi le détour pour la richesse de son iconographie.

https://goo.gl/lC3uhL

Fiche Wikipédia

Notice du journal Le Parisien améliorée visuellement grâce à l'interface WikiWand.

https://goo.gl/wrOyGN

124, rue Réaumur

De 1944 à 1973, l’immeuble du 124 rue Réaumur, dans le deuxième arrondissement de Paris, fut le siège du Parisien libéré. Cet ouvrage exceptionnel, entre Art nouveau et Modernisme, inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1965, fut attribué à Georges Chedanne, notamment connu comme l’un des architectes des Galeries Lafayette, boulevard Haussmann à Paris.

https://goo.gl/Gg9nq8

La presse régionale en Ile-de-France

Article très intéressant de Aude Rouger publié dans la revue Le temps des Médias, sur le développement de la presse régionale parisienne dont le Parisien libéré fut l'un des acteurs majeurs.

https://goo.gl/20DKaw

« Le Parisien est le journal d’une province : l’Île-de-France »


Émilien Amaury, fondateur et propriétaire du Parisien libéré